Comme plusieurs le savent peut-être, je n’aime vraiment pas l’idée d’endommager un jeu. Donc tout ce qui se rapproche du type  »Legacy » me répugne. Pourquoi jouer à Gloomhaven alors ? Pour deux raisons principales. Premièrement, j’ai joué à Donjons et Dragons pendant de nombreuses années. Donc l’aspect de progression de personnage m’a plu. Deuxièmement, c’est un ami qui a acheté le jeu. Je me devais donc de l’essayer, au moins une fois pour me faire une idée. J’ai eu le même raisonnement, adolescent, pour la cigarette…

Dans Gloomhaven, vous incarnez un mercenaire faisant partie d’un groupe d’aventurier. Ceux-ci étant également des mercenaires incarnés par d’autres joueurs. Petite précision pour ceux que ça intéresse, je l’ai joué à 2, 3 et 4 joueurs. Et à mon avis, 3 est le meilleur nombre pour jouer. Un bon compromis entre diversité et pas trop d’attente entre les tours.

La première chose qu’on remarque sur ce jeu, c’est la tonne de matériel que la boîte contient. Énorme boîte d’ailleurs. On voit qu’on en aura pour des semaines à jouer. Ça c’est avant de comprendre le jeu. Parce que quand on le comprend, on apprend qu’on en aura en fait pour des mois, voir plus d’un an!

Maintenant un peu plus sur le fonctionnement d’une session de jeu. Premièrement, la mise en place est très longue. Les tuiles, les jetons, les monstres et leur pied de la bonne couleur etc. En plus de la mise en place, on doit choisir les cartes que notre mercenaire utilisera pour le prochain scénario. Au début, ce n’est pas très compliqué. On doit se départir de 2 ou 3 cartes. Mais avec le temps, on en gagne plusieurs et les choix deviennent difficiles. Au point où j’en suis rendu au moment d’écrire ces lignes, mon personnage (le Tinkerer pour les curieux) doit se départir de 6 cartes avant de pouvoir partir en mission. On doit en plus tirer une carte d’événement de ville, de déplacement, la phase d’achat et de gain de niveau. Bref prévoyez une bonne heure entre les scénarios si vous ne refaites pas le même.

Quand on est finalement dans le scénario, on voit toute la beauté de la mécanique. On a une main de cartes qui varient selon le personnage choisi. Dans mon cas c’était 12, ce qui est beaucoup comparé aux autres joueurs. On doit donc choisir 2 cartes à jouer. Chaque carte est séparée en 2 parties soit le haut et le bas. Elles ont aussi un chiffre au centre qui déterminera l’ordre du tour. Et quand c’est a nous, on doit choisir de faire l’action du haut d’une de nos cartes et celle du bas de l’autre carte. Et c’est là où réside la beauté de la mécanique du jeu. On doit bien choisir parce que ça se fait en secret et on ne sait pas exactement ce que vont faire les autres joueurs. On prévoyait peut-être une grosse attaque puissante mais si le joueur avant nous élimine notre cible, on se retrouvera à avoir dépenser nos cartes sans aucune cible. Beaucoup de situations peuvent gâcher notre  »tour parfait ».

Pour ceux qui aime les jeux de rôle, on peut s’y laisser prendre car la campagne est riche en texte et en histoire. Il y a aussi le fait qu’on sort des sentiers battus. Oubliez les orcs et les elfes. Ici on est dans les vermlings et les inox. Certains adorent le fait qu’on nous présente un univers différent. De mon côté, je préfère garder mes classiques. Ça ne m’empêche pas d’avoir du plaisir mais j’accroche moins à l’histoire. Mais de voir notre personnage prendre sa retraite parce qu’il a atteint son objectif de carrière, c’est toujours intéressant. Parce que ça nous permet d’ouvrir une nouvelle boîte et de dévoiler une nouvelle classe désormais disponible lors de la création des futurs personnages.

En résumé, je vais vous donner ce qui selon moi sont les points forts et faibles du jeu. Ça vous permettra d’avoir en résumé mon appréciation. La note globale vous aideras aussi.

Points faibles

  • Temps de mise en place vraiment très long
  • Certains objectifs de carrières beaucoup plus faciles que d’autres
  • Livre de règle n’est pas intuitif
  • Parfois répétitif
  • Activités en ville limitées

Points forts

  • Rejouabilité énorme pour un Legacy
  • Accessible malgré sa complexité
  • Matériel de qualité
  • Développement des personnages
  • Intérêt élevé à découvrir les prochains éléments

Ha et contrairement à la cigarette, je n’ai pas arrêté Gloomhaven 😉

La note de l’école du jeu : (8,5 / 10)

Auteur: Slater

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