DARK TALES, ET ILS JOUÈRENT HEUREUX JUSQU’À LA FIN DES TEMPS…

Vous avez encore votre âme d’enfant et vous avez toujours la nostalgie des contes de Grimm et Perrault ? Vous aimez les jeux de cartes courts, vifs avec des interactions ? Dark Tales est fait pour vous!

Auteur : Pierluca Zizzi
Nombre de joueurs : 1 à 4 joueurs
Durée : environ 30-40 mn
Editeur : Edge
Langue : Français

Dark Tales est un jeu de cartes compétitif dans l’univers des contes de notre enfance où dragons effrayants croisent de belles et innocentes princesses. Toutes les cartes représentent des éléments du folklore des contes de fées. Les nombreuses illustrations, parfois colorées, parfois sombres, ajoutent un certain charme à l’ensemble.

Votre objectif est d’obtenir le plus grand nombre de points de victoire en utilisant vos cartes en main le plus judicieusement possible.

Il est à noté que Pierluca Zizzi est également l’auteur de Hyperborea, de Simurgh, et de Barbarian actuellement sur Kickstarter. Un auteur habitué à des jeux de placement d’ouvriers de qualité qui s’est essayé au jeu de carte à combo avec Dark Tales.

Le matériel se résume à un paquet de grandes et longues cartes (type tarot) et une série de jetons.

Des cartes au design coloré et détaillé, au style Bande-Dessinée. Nous sommes très loin des magnifiques illustrations d’époque de Gustave Doré.

Il y a également 6 cartes « Contexte » avec au verso les lettres « A » et « B ».

Vous trouverez ensuite une série de jetons objets.

Puis des petits jetons points de victoire.

Bref un matériel très léger et sobre suffisant pour un jeu de ce calibre, mais avec un design très marqué qui ne sera pas forcement du goût de chacun. De plus l’iconographie n’est pas des plus claire et est relativement petite, mais on s’y habitue assez rapidement.

La mise en place est ultra simple, on commence avec une carte nuit puis on pose le paquet de cartes mélangées juste à côté.  On donne ensuite une main de 3 cartes à chaque joueur.

Dans les ténèbres de la nuit, qu’elle terrible créature va-t-on croiser ?
Le diabolique Professeur Boardgames ou le mystérieux mais néanmoins inquiétant Djo ?

Enfin on tire au hasard une carte « A » et une carte « B » qui définiront les actions des objets « durant la partie » (carte A) et le calcul de points additionnels en « fin de partie » (carte B). Voilà, c’est prêt, l’histoire peut commencer.

Une seule condition de victoire : le joueur ayant le score le plus élevé en fin de partie est déclaré vainqueur du royaume. Gloire et longue vie à lui (enfin, jusqu’à la prochaine partie…).

Le tour de jeu d’un joueur va se dérouler en 3 phases :

Phase n°1 : Jouer un objet et appliquer son effet (facultatif)

Durant le jeu, certaines cartes jouées vont nous proposer de récupérer certains objets au choix. Selon la carte « A » que l’on aura tiré au sort, ces objets vont nous permettre de réaliser différents types d’actions au début du tour de jeu.

Dans l’exemple ci-dessus, nous pourrons en cours de partie :
défausser une armure + une épée pour piocher 2 cartes et gagner 3 points de victoire et/ou
défausser une baguette magique + un méchant en jeu pour gagner un or et un point de victoire

Phase n°2 : Piocher une carte du paquet

Phase n°3 : Jouer une carte de sa main

Les cartes disponibles dans la partie sont de 5 types différents. La plupart des combos s’effectuera en fonction des types de cartes jouées (défausser un personnage masculin, marquer des points par lieux en jeu etc…)

les 5 types de cartes : évènement, personnage féminin, monstre, personnage masculin et lieu.

Chaque carte dispose d’un effet, qui, couplé à d’autres cartes en jeu peut également entraîner des combos. L’effet est indiqué sous la forme de texte en bas de la carte, mais également iconographié en haut de la carte. De plus, chaque carte posée apporte son lot de points de victoire.

Le Château Maudit me permet de gagner 2 points de victoire (en haut à gauche),
puis de prendre soit une armure, soit une pièce d’or.
Nous pourrons utiliser ces objets lors de notre prochain tour de jeu.

Les cartes que les joueurs vont jouer peuvent se placer à différents endroits :

  • Devant eux
  • Au centre de la table
  • défaussées

Toute carte, qu’elle soit devant le joueur ou au centre de la table, est considérée comme active et faisant partie du jeu. Quand un effet demande de défausser un personnage masculin en jeu, on peut le défausser de chez soi, de chez le voisin ou du centre de la table.

L’icône en bas à gauche définit la zone de destination de la carte

Une fois la ou les cartes posées (certaines cartes permettent de réaliser une action et de rejouer), on passe au joueur suivant. Dés que la pioche est vide et qu’un joueur n’a plus de carte en main, la partie s’achève. On peut difficilement faire plus simple et les tours de jeux sont donc très rapides.

On passe ensuite au comptage des points :

Chaque joueur va additionner les points qu’il a vaillement récoltés durant la partie aux points bonus de la carte B piochée en début de jeu :

Nous pourrons marquer 3 points supplémentaires par combinaisons épée + méchant et épée + personnage masculin posées devant nous. De plus, des points bonus sont accordés au joueur détenant le maximum de pièces d’or et de carte en main à la fin du jeu dans cet exemple.

Le jeu de base se suffit largement à lui-même. Mais, si au bout de nombreuses parties vous désirez ajouter des petites nouveautés, vous pourrez vous procurer plusieurs extensions. Trois extensions existent à ce jour, Blanche neige, Le petit Chaperon Rouge et Cendrillon. Chaque extension apporte son lot de nouvelles cartes, de jetons et de nouvelles mécaniques. Il est à noté que l’auteur conseille très fortement de jouer au jeu de base avec une seule extension à la fois. La durée du jeu avec une extension doit être de 40 minutes à 3 joueurs.

 

 

Blanche neige ajoute de nombreuses cartes et de nouveaux objets à utiliser en cours de partie (un corset, un peigne, une botte et une pomme empoisonnée). Une nouvelle Méchante Reine fait son apparition que la carte Prince Charmant combattra permettant ainsi de marquer de nombreux points.

« Miroir , mon beau miroir, qui est le plus beau ? »
« Hooooo, Gusanoman, tu es certes un vrai prince charmant et ton physique n’a que peu d’égal,
mais l’homme le plus beau est, et restera pour toujours,  J-P »

Il faut manger 5 fruits et légumes par jour pour la santé.
Une petite pomme J-P ?

Le seul petit bémol de cette extension est pour moi les cartes Nains qui apportent peu de points et de changement dans la partie (elles deviennent des cartes que l’on peut sacrifier sans problème).

De même que la précédente, cette extension ajoute de nouvelles cartes dont le fameux Chaperon Rouge (délicieusement tatouée sur la couverture) : Il tournera régulièrement entre les joueurs, car dès que l’on aura utilisé son pouvoir, il se déplacera vers votre voisin de gauche. La carte dispose de pouvoirs différents se déclenchant selon le type de carte que vous aurez préalablement joué (Monstre, Personnage masculin ou féminin, Lieu ou Évènement).

Étrange…… je n’avais pas souvenir que le Petit Chaperon Rouge portait une tenue aussi affriolante…

La carte Loup apporte son lot de plaisir ludique car elle permet de dévorer 2 personnages féminins pour vous rapporter des points, mais le Chasseur de Loups veille pour tuer les Loups dévoreurs. Les paniers du Chaperon Rouge rapporteront également des points en court ou en fin de partie (selon la mise en place).

Après de nombreuses parties, je peux dire que le petit Chaperon Rouge est clairement mon extension préférée.

 

 

De nouvelles cartes viennent compléter le jeu, des jetons recto/verso et une toute nouvelle carte horizontale apparaît : Le Bal.

Avec cette extension dès que l’ouverture du bal est lancée (grâce à un effet déclencheur), nous pourrons cumuler des points en créant des paires de danseurs (hommes et femmes), ainsi que gagner des points grâce aux souliers de verre dont nous disposons.

Le jeu ajoute deux nouvelles mécaniques avec le bal et les cartes qui permettent de piocher et retourner des jetons (souris, citrouille, colombes…) pour marquer des points lors du bal.

Voyez ces petites souris qui, par un coup de baguette magique, se transforment en somptueuse parure de bijoux.
La prochaine fois, je saurai quoi offrir à ma conjointe pour la St Valentin…

De nouvelles mécaniques, de nouveaux enjeux, voici de quoi renouveler encore nos parties.

Tout le sel des parties de Dark Tales provient de l’utilisation judicieuse de nos cartes pour profiter des avantages des cartes « contexte » A et B, mais également de bien surveiller le jeu de nos adversaires. On préfèrera, par exemple, éliminer un personnage adverse qui fait gagner des points à chaque tour de jeu à notre concurrent plutôt que de jouer une autre carte. Après plusieurs parties, l’ajout d’une extension prend tout son sens et ajoute plus de stratégies et de surprises.

La thématique est assez forte sur certaines cartes du jeu de base, mais beaucoup plus présente sur les extensions (le bal de Cendrillon ou l’utilisation du Loup et du Chasseur dans le Petit Chaperon Rouge). La mise en place est très rapide, cependant, comme le jeu se joue avec une seule extension à la fois, il faudra trier toutes les cartes en fin de partie pour qu’elles rejoignent leurs boîtes respectives (rien de bien méchant pour les habitués du rangement de Legendary 🙂 )

En résumé, Dark Tales est un très bon petit jeu avec lequel nous avons fait depuis quelques années un grand nombre de parties. Le jeu a trouvé son public avec déjà 3 extensions, et il permet des parties avec des néophytes ou gamers accomplis mais aussi de faire une partie en début de soirée, en voyage, etc… Dark Tales appartient à cette catégorie de jeux comme Choson, Shinobi Wat-aah et Grifter qui ont l’avantage de s’expliquer en 5 petites minutes, mais apportent beaucoup de plaisir.

J’offrirai donc 7 éclatants cristaux magiques pour Dark Tales et ses extensions.

Transformés en petits cœurs cela fait : (7 / 10)
Merci d’avoir pris la peine de lire cet article et n’hésitez pas à commenter !

Auteur: gusanoman

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3 thoughts on “DARK TALES, ET ILS JOUÈRENT HEUREUX JUSQU’À LA FIN DES TEMPS…

  1. Salut Gusanoman,
    Merci pour cet article très intéressant. Dans ton descriptif, tu indiqués qu’il se joue en solo. As-tu déjà essayé ? Comment se joue-t-il ? Est ce une variante ou un vrai version adaptée ?
    Merci d’avance

  2. Mea Culpa Titibo, le jeu nécessite 2 joueurs minimum.
    Je viens juste de corriger les informations sur le jeu en en-tête d’article.
    Vraiment désolé pour la coquille 🙁

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