KINGDOMINO – LE ROI IL VEUT UN ROYAUME DE MARÉCAGES ET DE MINES.

 

— Introduction en pièce de théâtre —

JP :  »PP, es-tu encore en vie? »

PP (se décollant le visage semi endormi de ses notes de cours de sa session d’été, l’ai hagard, un peu surpris) :  »Oui pourquoi ??!! »

JP :  »Bin..t’a pas écrit d’articles de jeux depuis un sapristi de bout, on se demandait si tu t’étais étouffé sous tes notes de cours.  »

(PP se met alors à grogner en balançant au bout de ses bras différents paquets de feuilles et de cartables de l’université, révélant ainsi la petite boite coloré de Kingdomino).

PP (se lève subitement debout de son lit de feuilles de notes et de notes de cours ) :  »Je vais recommencer en douceur, merci de m’avoir réveillé. »

JP : Pas de problème man..mais avant de commencer..prends une douche, tu sens la fin de session…

— Fin de l’introduction théâtrale—

 Kingdomino !

Année: 2016

Auteur(s):  Le fabulous Bruno Caaaathalaaaaa !

Illustrateur(s): Cyril Bouquet

Editeur(s): Blue Orange

Nombre de joueurs: de 2 à 4 joueurs

Durée : Gros max 20 minutes.

Hey salut les cools, ça fait un moment que j’ai pas écris de critiques de jeux de société, j’en suis sincèrement désolé. J’ai été pas mal occupé ces derniers temps mais là je reviens en douceur avec un petit jeu simple, facile d’approche, trognon-mignon, avec des couleurs accrocheuses et très familial. Je parle ici de l’efficace Kingdomino de Bruno Cathala.

Afin de vous sentir envoûté par cette critique, je vous suggère d’allumer votre YouTube et de mettre comme trame de fond :  »1 hour of RPG towns and villages music ». C’est peut être un peu trop doux et simple, mais je trouve que ça concorde bien avec la tranquillité du jeu.

Comme son nom l’indique, il s’agit d’un jeu de dominos ou chaque joueur  »incarne »(le mot est gros)  un roi et tente de la manière la plus efficace et la plus logique possible, de construire un royaume dans un cadre de 5 cases par 5 cases en utilisant des dominos représentants différents types de territoire (marécage, eau, champs, forêt, mines, plaines). Le jeu se joue concrètement en deux phases :

Phase 1 : L’acquisition de tuiles domino/paysage 

La mécanique de l’acquisition de tuiles est bien simple et efficace. Des tuiles sont étalées de haut en bas selon le chiffre situé à l’endos, du nombre le moins au plus élevés. Les tuiles comportant nombres plus élevés sont souvent plus intéressantes et souvent prisées par les joueurs. Les joueurs peuvent positionner leurs petits meeples de roi sur une des tuiles. Il est plus intéressant de prime d’abord de se lancer tel un troupeau sauvage sur une tuile portant un nombre plus élevés puisqu’elle est souvent, bien plus intéressante. Par contre, faire ce choix vient handicaper un joueur dans un aspect bien précis : l’ordre de tour du jeu. En effet, lorsque les joueurs ont positionnés leurs meeples sur une tuile, cette action vient par le fait même de créer l’ordre de tour du jeu pour la pige suivante. Ainsi, une nouvelle ligne de tuiles est placée à côté de la précédente en utilisant encore les chiffres à l’endos afin de définir le positionnement. Le joueur ayant son meeple le plus haut placé sur la file de tuiles, sera le premier à choisir laquelle sa tuile suivante parmi la nouvelle ligne. BAM COUP DE THÉÀTRE. Tu veux une bonne tuile? Tu dois sacrifier ta place dans l’ordre du tour de jeux et ainsi accepter ton destin. La vie, comme Kingdomino, est une suite de décisions difficiles et marquantes. Kingdomino représente bien à mon humble avis le parcours sinueux et risqué du quotidien (Je dérape complètement). Une fois que nous avons fait l’acquisition d’une tuile, il est temps de la placée dans son royaume !

Phase 2 : Le placement des tuiles 

Super facile-bébé-lala à comprendre cette phase. Il faut tout simplement placer sa tuile achetée, adjacente à une autre tuile (ou au château si c’est le premier tour) qui comporte le même paysage sur au moins une de ses deux facettes. La photo en haut exprime très bien ce que je veux dire. Regardez à droite la tuile champs/eau et la tuile champs/plaines. Même si l’eau et la plaine donnent l’impression d’être positionné de manière chaotique, le placement fonctionne puisque les champs des deux cases sont adjacents. Donc l’important, un paysage sur deux minimums doit correspondre. Simple comme dire bonjour ! (Je suis désolé pour ceux qui sont pas capables de dire le mot bonjour, c’est pas contre vous). Il est important de garder en tête que le royaume doit être composé de 5 par 5 cases de dominos. Le château pour sa part représente une case de base boni qui correspond à tous les types de territoires en même temps !

Si par hasard vous vous ramassez avec une tuile que vous ne pouvez pas placer, vous devez alors vous en débarrasser de manière dramatique et triste (si possible).

À la fin de la partie, lorsque la pile de tuiles est vide, nous calculons les points de la manière suivante : Nous calculons le nombre de paysages adjacents correspondants multipliés par le nombre de couronnes (oups j’avais pas parlé des couronnes) présents sur les territoires. Dans l’exemple plus haut, le joueur se fera donc, pour uniquement ses champs jaunes, un total de 24 points quand même ! Un territoire ne comportant aucune couronne n’apporte aucun point même s’il est constitué de plusieurs tuiles. Différentes règles optionnelles du jeu peuvent venir peser dans la balance et varier l’expérience.

Verdict ? 

Kingdomino est simple et plaisant sans pour autant être facile. Ça va pas révolutionner le genre, inventer la roue ni guérir la lèpre, mais ça demeure tout de même un produit efficace, rapide, tactique et familial. Un petit combo plaisant qui à défaut d’être très immersif, demeure une belle petite gâterie entre deux gros jeux longs et fastidieux. Vous pouvez arrêter maintenant cette immonde composition musicale.

(7,5 / 10)

 

Auteur: foudebassan90

Né probablement dans une boîte d’horreur à Arkham en 1990, Pierre-Philippe s’intéresse depuis son plus jeune âge aux jeux ludiques sous toutes ces formes.

Ayant été effrayé par le maître des clés dans le jeu de société Atmosfear lorsqu’il était encore qu’un bambin, il affectionne particulièrement les jeux à tendance horrifique qui plongent les joueurs dans le mystère et l’horreur. Découvrant que plus récemment la richesse du style worker placement, il s’est fait donné comme objectif de devenir le plus grand joueur de worker placement que la terre ait jamais connu.

Malheureusement, prenant conscience que c’est un rêve idiot, il aborde aujourd’hui une approche plus réaliste de la chose et apprécie globalement tous les styles de jeux, du kubenbois le plus agréable a l’Améritrash le plus virulent. Son ouverture d’esprit dans cet univers riche lui permet d’avoir une feuille de route bien remplie et s’adonne avec encore plus de passion qu’avant à partager son point de vue amateur et positif de l’univers des jeux de société.

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