Pillards de la mer du Nord ( À dire avec l’accent couramment utilisé dans la série Vikings)

 Année : 2016
Auteur(s): Shem Philips
Illustrateur(s): Mihajlo Dimitrievski
Editeur(s): Pixie Games
Nombre de joueurs: de 2 à 4 joueurs (des fiers combattant(e)s de préférence)
Durée : 60-120 minutes ( le temps qu’il faut pour raser bien comme du monde les berges anglaises)

Un vent froid vous flotte au visage alors que devant vous se présente une terre riche en fer, en bétail et en GLOIRE.

Car oui, c’est ce que vous faites, vous cherchez la gloire. Vous cherchez une manière efficace de gagner la grâce du Jarl qui demande des butins importants mais lucratifs ! Mais dans ce monde de pillards, la compétition demeure le problème le plus présent. Un problème plus urgent à régler que la mort elle-même, car dans ce monde de pillards du nord, la mort est glorieuse et mène le clan vers la réussite !

Alors mettez votre casque (sans corne, on va être historiquement correct), prenez votre hache émoussée et prenez la mer vers une aventure satisfaisante en worker placement et en Hand management.

Afin de bien profiter de cette critique, je vous conseille fortement de vous mettre en background des compositions du groupe Wardruna.

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Visuellement, il s’agit d’un jeu que je trouve très attrayant. De belles couleurs bien flashy, des dessins joliment illustrés par le toujours très talentueux Mihajlo Dimitrievski ainsi que des composants physiques superbement construits. Bref, à ce niveau le jeu est top.

Le plateau est scindé en deux, d’un côté se trouve le village de ses merveilleux pillards et de l’autre, ces berges qui vont être violemment violentées.

J’OUBLIAIS, les pièces ! Le jeu possède de délicroquantes pièces en métal, lourde, efficace, thématique. C’est miam miam comme ajout physique dans un jeu.

 

Dans sa mécanique, Les pillards de la mer du Nord fonctionne comme un worker placement plutôt classique. Les joueurs vont placer des ouvriers afin de piocher des cartes, accumuler de l’argent (permettant à accomplir autre chose), compléter des demandes du Jarl, engager des bons pillards efficaces et autres. De ce côté, il n’y a rien qui renouvelle l’expérience du worker placement. Malgré son côté très classique, le placement d’ouvrier se fait de manière assez innovatrice. À votre tour, vous déposez votre ouvrier (parce que oui, vous n’en avez qu’un seul), vous complétez votre action, vous prenez un AUTRE ouvrier déjà présent sur le plateau et vous complétez finalement l’action de l’endroit où l’ouvrier se trouvait. C’est vraiment intéressant comme mécanique, puisque l’accomplissement des actions doit être calculé avec efficacité et vous pouvez par le fait même influencer, voire bloquer les actions du prochain joueur. La couleur des ouvriers est également importante puisque cela va influencer l’efficacité ou la réalisation de certaines actions.

Le but d’accomplir ces différentes actions est de préparer son équipage, sa nourriture et même certains autres composants pour prendre la mer afin de finalement aller piller avec gloire les ports, les monastères et même les forteresses des berges anglaises.  Afin d’accomplir cette tâche glorieusement violente, vous êtes accompagnés par de nombreux et efficaces guerriers et guerrières aux pouvoirs variés et représentés par des cartes qui doivent être placées devant le joueur. Lorsque vous réussissez à piller avec efficacité un endroit, vous accumulez des ressources, mais également des points de victoires qui vous font progresser sur une piste se trouvant tout autour du plateau de jeu. Lorsque vous augmentez votre force au combat sur la piste appropriée, vous gagnez également des points sur la piste de victoire. Lorsque vous perdez des soldats aux combats, c’est la gloire ! Vous gagnez également des points sur la piste de victoire!

Et oui, c’est ce genre de jeu, le pillard avec le plus de points l’emporte à la fin de la partie. Aussi simple que ça.

 

Au final, les pillards de la Mer du Nord ne renouvelle pas le genre et ne sera pas dans votre top 5 pour l’éternité. PAR CONTRE, je ne veux rien lui enlever, c’est superbement efficace, pas trop long, accessible et juste assez stratégique sans pour autant être enfantin. Bref, une bonne cuvée qui se prend bien dans n’importe quelle soirée.

(8 / 10)

Auteur: foudebassan90

Né probablement dans une boîte d’horreur à Arkham en 1990, Pierre-Philippe s’intéresse depuis son plus jeune âge aux jeux ludiques sous toutes ces formes.

Ayant été effrayé par le maître des clés dans le jeu de société Atmosfear lorsqu’il était encore qu’un bambin, il affectionne particulièrement les jeux à tendance horrifique qui plongent les joueurs dans le mystère et l’horreur. Découvrant que plus récemment la richesse du style worker placement, il s’est fait donné comme objectif de devenir le plus grand joueur de worker placement que la terre ait jamais connu.

Malheureusement, prenant conscience que c’est un rêve idiot, il aborde aujourd’hui une approche plus réaliste de la chose et apprécie globalement tous les styles de jeux, du kubenbois le plus agréable a l’Améritrash le plus virulent. Son ouverture d’esprit dans cet univers riche lui permet d’avoir une feuille de route bien remplie et s’adonne avec encore plus de passion qu’avant à partager son point de vue amateur et positif de l’univers des jeux de société.

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foudebassan90

Né probablement dans une boîte d’horreur à Arkham en 1990, Pierre-Philippe s’intéresse depuis son plus jeune âge aux jeux ludiques sous toutes ces formes. Ayant été effrayé par le maître des clés dans le jeu de société Atmosfear lorsqu’il était encore qu’un bambin, il affectionne particulièrement les jeux à tendance horrifique qui plongent les joueurs dans le mystère et l’horreur. Découvrant que plus récemment la richesse du style worker placement, il s’est fait donné comme objectif de devenir le plus grand joueur de worker placement que la terre ait jamais connu. Malheureusement, prenant conscience que c’est un rêve idiot, il aborde aujourd’hui une approche plus réaliste de la chose et apprécie globalement tous les styles de jeux, du kubenbois le plus agréable a l’Améritrash le plus virulent. Son ouverture d’esprit dans cet univers riche lui permet d’avoir une feuille de route bien remplie et s’adonne avec encore plus de passion qu’avant à partager son point de vue amateur et positif de l’univers des jeux de société.

1 commentaire

J-P · 26 février 2018 à 20 h 21 min

As-tu jeté un oeil aux nouvelles extensions sorties sur ce jeu? Elles semblent ajouter encore plus de variables et de chemins vers la victoire!

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